R 2020 Yannic Seddiki Trio

Yannic Seddiki Trio

Un des titres du premier disque de Yannic Seddiki s’appelle Flash Memory.
Alors, pourquoi ne pas commencer par un flash-back, le jour où Yannic tombe, littéralement, sur Colors d’Avishai Cohen ? « J’étais musicien classique et ça m’a touché. Je me suis demandé : c’est quoi ce monde ? »
Qu’auraient effectivement pensé ses profs de ce coup de coeur ? Quant aux maîtres des maîtres, Beethoven, Chopin, Ravel dont Yannic a usé les partitions jusqu’à obtenir la médaille d’or de piano en 2008, difficile de leur poser la question, ils sont tous morts. Les éléments de réponse au choc culturel et esthétique de Yannic Seddiki se trouvent sûrement quelque part le long de ses racines méditerranéennes.
En 2014, Yannic fréquente l’école buissonnière du Jazz. Eclairé par les musiciens Jean Marc Caron et Patrick Mullié lors de boeufs tardifs, le musicien ravive sa flamme pour Bill Evans, Monk et Herbie Hancock. « J’ai enfin compris les grands noms auxquels je n’avais pas prêté attention avant. »
Après l’accident Cohen, le carambolage esthétique continue de plus belle. Citons Tigran Hamasyan et son élégant trait-d’union entre musique traditionnelle, Jazz et classique. Comment faire l’impasse sur Dhafer Youssef, chanteur dont la spiritualité et les atmosphères inspirent souvent à Yannic les siennes ?
Enfin, et au début de tout, Yaron Herman. Yannic suit d’abord l’une de ses master-class avant d’assurer sa première partie en mars 2016. La première boucle est bouclée. « Le jazz appartient à tout le monde donc à personne », ajoute le pianiste lillois en soif de métissage.
Pour comprendre comment Yannic Seddiki, avec Yoann Bellefont à la contrebasse et Dimitri Delporte à la batterie résolvent l’équation « classicisme + modernisme », les entendre ne suffit pas. Il faut les voir affronter ce match amical entre jazz, hip-hop et pop. Il faut se prendre agréablement les pieds dans leurs cassures de rythme et se laisser embarquer vers des îles et des terres. « Plus j’avance, plus je réalise que le jazz est une expérience qui se vit en live plus qu’elle ne s’étudie ».

Piano : Yannic Seddiki
Yoann Bellefont : contrebasse
Dimitri Delporte : batterie

teaser du nouvel album

extrait du concert au Café de Paris